Pourquoi Investir dans les bois et forêts à titre privé ?
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Date de publication : 05/01/2022
Date de mise à jour : 05/01/2022
KPMG Patrimonial
De nombreuses raisons peuvent amener un investisseur à acquérir un patrimoine forestier : diversifier ses actifs, ses sources de revenus, profiter des incitations fiscales, transmettre un patrimoine à ses héritiers…

La forêt française c’est :

– la 3ème forêt d’Europe ;
– un chiffre d’affaires d’environ 60 milliards d’euros par an ;
– une récolte de bois en forêt privée de 600 millions d’euros par an ;
– 39 millions de m3 de bois qui sont commercialisés chaque année ;
– 425 000 emplois dans la filière ;
– une source d’énergie renouvelable ;
– un acteur de la lutte contre le changement climatique ;
– une diversité biologique végétale et animale.

Loin d’être surexploitée, on ne récolte chaque année que 60 % de la production nationale.

Des perspectives de revenus divers


1 – La vente de bois sur pied

L’un des principaux revenus du propriétaire forestier et le plus courant est la vente de bois. On recense plusieurs catégories de bois selon leurs usages : notamment le bois d’œuvre utilisé pour la construction, le bois d’industrie et le bois énergie.
Une grume(1) sera valorisée différemment en fonction du type de bois, de sa catégorie ainsi que de sa qualité.

À savoir : prix moyen des ventes de bois sur pied en forêt privée cédés en 2019(2) selon France Bois Forêt :

Les bois sont couramment vendus « sur pied », ce qui signifie que le propriétaire n’a pas à organiser les coupes (elles seront du ressort de l’acheteur).

2 – La vente de bois transformé et autres produits issus de la forêt

Certains propriétaires forestiers possèdent des scieries ou font appel à des prestataires pour transformer leur matière première. Leur stratégie est de revendre leur bois une fois transformé, leur permettant ainsi de répondre à une demande particulière.
Il est également possible de tirer des revenus des autres produits issus de la forêt comme les résidus de sciage (10 € le m3), les foins (100 € la tonne) ou la résine de certains arbres (1 € le kg).

3 – La location de droit de chasse/pêche

Le propriétaire forestier à la possibilité de ne pas exercer son droit de chasse/pêche et de le proposer à la location.
Pour les domaines vastes, ce revenu peut être très intéressant. Il peut varier de 15 à 80 € l’hectare (à partir d’un minimum d’hectares selon règlementations départementales).

4 – Une plus-value potentielle

Il est intéressant de souligner que la forêt réagit en général à l’inverse de la tendance de bourse, c’est une valeur dite de refuge.
Les produits fonciers voient leurs prix augmenter régulièrement depuis plus de 20 ans. Investir en forêt peut donc être envisagé comme un placement à long terme au même titre que l’immobilier.

À savoir : évolution en valeur constante du prix des forêts par région forestière entre 1997 et 2019(3).

Source : Terre d’Europe-Scafr d’après SAFER

À noter : des charges conséquentes
L’investissement en capital lors de l’acquisition de propriétés forestières peut être important : le prix moyen des forêts en 2019 s’élevait à 4 190 € par hectare. Un domaine forestier de 50 hectares s’est vendu en moyenne 230 500 €.
Cet investissement conséquent n’est pas négligeable au vu des rendements des bois et forêts qui sont de l’ordre de 1 à 3 % brut.
La forêt nécessite tout au long de sa vie des travaux réguliers, indispensables pour garantir la bonne santé des plantations et la qualité des récoltes futures. Ces travaux représentent des charges que le propriétaire doit avoir la capacité de supporter avant de percevoir le fruit de son investissement. On peut estimer le coût de l’entretien d’une forêt à 40 €/hectare et par an (sans compter les gros travaux d’entretien et de coupes).

Des incitations fiscales spécifiques


Le législateur a mis en place différentes incitations fiscales(4) pour soutenir l’activité du propriétaire forestier et la rendre plus attractive financièrement. Les revenus des coupes de bois ne sont pas imposés au moment des coupes mais annuellement selon un revenu cadastral prédéfini via le paiement de la taxe foncière. Ainsi, la fiscalité est simplifiée : le propriétaire n’a pas à déclarer ses revenus et ses charges à l’administration. Ce système permet également au propriétaire d’étaler son imposition.

La forêt est un investissement qui peut donner lieu à de nombreuses réductions d’impôt, notamment relatives au prix d’acquisition (réduction de 18 %), aux travaux (18 %), aux assurances (76 %), etc.

L’imposition des plus-values sur les propriétés forestières se fait sous le régime des plus-values immobilières des particuliers (au taux de 19 % pour l’impôt sur le revenu + 17,2 % au titre des prélèvements sociaux). De fait, les abattements et les exonérations relatives aux biens immobiliers sont applicables pour les forêts.

Par ailleurs, un régime spécifique aux bois et forêts a été institué : l’impôt forfaitaire de 19 % est diminué d’un abattement de 10 € par année de détention et par hectare cédé.

Le propriétaire forestier bénéficie d’une exonération au titre de l’impôt sur la fortune immobilière à concurrence de 75 % de la valeur du patrimoine forestier en question.

Les bois et forêts sont exonérés de 75 % du montant des droits de succession (calcul réalisé avant toute exonération ou abattements de droit commun tel que les abattements en fonction du lien en parenté).

Points d’attention

Il est essentiel d’avoir une stratégie claire qui permettra au futur propriétaire de faire des choix en adéquation avec ses objectifs patrimoniaux personnels.

Les bois et forêts restent un investissement qui peut être affecté par des risques naturels. Les plantations peuvent être affectées par la faune, des évènements climatiques ou des champignons pathogènes susceptibles d’impacter fortement la rentabilité des exploitations.

L’activité des propriétaires forestiers est réglementée. En France, la gestion des forêts est encadrée juridiquement par le code forestier. Il définit notamment des documents obligatoires de planification de gestion forestière qui orchestrent et régulent les travaux et coupes sur les parcelles (Ex : Plan Simple de Gestion pour les forêts privées de plus de 25 hectares).

Il est recommandé, surtout dans l’optique d’un premier investissement, de faire appel à des professionnels du secteur forestier. Les experts-comptables, le Centre régional de la propriété forestière CRPF, les syndicats de propriétaires, les gestionnaires forestiers, seront à même de fournir un accompagnement sur le plan technique et de guider le propriétaire pour une gestion pérenne de son patrimoine.

(1) Tronc de l’arbre abattu
(2) Ne représente pas le revenu annuel mais le stock de valeur présent sur la parcelle/ Le volume moyen à l’hectare en France est de 173 m3 selon l’IGN
(3) Chiffres de 2019 utilisés afin de ne pas prendre en compte l’augmentation des prix temporaire due à la crise de la Covid-19
(4) Réductions soumises à conditions et plafonnées

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